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La Cour suprême du Burundi condamne à vie de l’ex-premier ministre Bunyoni

La Cour suprême du Burundi condamne à vie de l'ex-premier ministre Bunyoni

La Cour Suprême du Burundi a confirmé, ce jeudi, la condamnation à perpétuité de l’ancien Premier ministre, le général Alain-Guillaume Bunyoni. Cette décision en appel réaffirme la sentence prononcée en décembre 2023, où Bunyoni avait été reconnu coupable de tentatives de coup d’État, de menaces contre la vie du président Evariste Ndayishimiye, d’enrichissement illégal et de déstabilisation économique.

Le président de la Cour Suprême, Emmanuel Gateretse, a également imposé une amende de 22,7 milliards de francs burundais (environ 7,3 millions d’euros) à Bunyoni, en plus de la confiscation immédiate de ses biens non déclarés. Les détails sur la nature exacte de ces biens n’ont pas été divulgués. Une source judiciaire anonyme a confirmé cette décision.

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Alain-Guillaume Bunyoni, qui a servi comme Premier ministre à partir de juin 2020, a été démis de ses fonctions en septembre 2022 après que le président Ndayishimiye a accusé certains éléments du gouvernement de tenter un coup d’État. En avril 2023, Bunyoni a été arrêté, marquant une chute spectaculaire pour celui qui était considéré comme le numéro deux du régime et un des généraux influents dans les coulisses du pouvoir burundais.

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Lors de son procès en appel, tenu fin mai, Bunyoni a plaidé non coupable de tous les chefs d’accusation et a demandé son acquittement. Il lui reste encore la possibilité de se pourvoir en cassation, selon un juriste anonyme.

Le président Evariste Ndayishimiye, qui a succédé à Pierre Nkurunziza en juin 2020, a été perçu par la communauté internationale comme un signe d’ouverture du Burundi. Cependant, une commission d’enquête de l’ONU a rapporté en septembre 2021 que la situation des droits de l’Homme dans le pays restait « désastreuse ».

La confirmation de cette condamnation par la Cour Suprême marque un tournant significatif dans la politique burundaise, illustrant les tensions et les luttes de pouvoir internes. Elle envoie également un message fort sur la détermination du régime actuel à poursuivre et à punir ceux qu’il considère comme des menaces à sa stabilité.