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Guinée : Le général Sadiba Koulibaly , l’ex-numéro 2 de la junte est mort

Guinée : Le général Sadiba Koulibaly , l'ex-numéro 2 de la junte est mort

Le Général Sadiba Koulibaly, autrefois tout-puissant à Conakry après le coup d’État qui a renversé Alpha Condé en septembre 2021, est décédé le 22 juin 2024 à Conakry. L’annonce de son décès a été faite ce mardi 25 juin 2024 par le parquet près le Tribunal militaire de première instance permanent de Conakry.

Selon le communiqué signé par le Procureur militaire Ali Camara, « il résulte des conclusions du rapport d’autopsie établi à cet effet que le décès pourrait être imputable à un psycho-traumatisme important et un stress prolongé qui sont à l’origine d’une arythmie cardiaque majeure ayant entraîné une défibrillation et un arrêt cardiaque. »

Le général Sadiba Koulibaly, qui avait été nommé chef d’état-major général des armées après le coup d’État de 2021, a vu sa carrière militaire entachée par des accusations graves. Condamné, rétrogradé, et radié de l’armée, il était chargé d’affaires à l’ambassade de Guinée à Cuba depuis 2023.

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En juin 2024, Sadiba Koulibaly a été jugé par un tribunal militaire pour désertion et abandon de poste à l’étranger. Il a été condamné à une peine de cinq ans de prison ferme. Le 4 juin 2024, il avait été interpellé avec six de ses gardes du corps pour un déplacement non autorisé par sa hiérarchie. Il avait affirmé être rentré en Guinée pour réclamer le paiement des salaires du personnel de l’ambassade à Cuba.

Colonel Sadiba Koulibaly 1

Aussitôt condamné, Sadiba Koulibaly a été rétrogradé au grade de colonel avant d’être radié des effectifs de l’armée guinéenne pour « atteinte à la sûreté de l’État, inconduite, désertion ».

Le décès du Général Koulibaly soulève des questions sur les conditions de son arrestation et de sa détention. Les circonstances de sa mort, liées à un stress prolongé et un psycho-traumatisme, mettent en lumière les pressions et les tensions vécues par des figures militaires dans des contextes politiques instables.

Sa mort marque la fin d’un chapitre controversé de la vie politique et militaire guinéenne. Ancien numéro deux de la junte militaire, il avait joué un rôle clé dans la transition post-Condé avant de tomber en disgrâce. Son parcours reflète les tumultes et les défis de la gouvernance en Guinée.

Les autorités guinéennes, la communauté militaire et les observateurs internationaux suivront de près les développements et les réactions à cette nouvelle, alors que la nation guinéenne continue de naviguer à travers des eaux politiques tumultueuses.