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Afrique du Sud : le Parti MK de Jacob Zuma s’oppose à la coalition Ramaphosa-Alliance démocratique

Afrique du Sud : le Parti MK de Jacob Zuma s'oppose à la coalition Ramaphosa-Alliance démocratique

En Afrique du Sud, c’était la première prise de parole du parti uMkhonto we Sizwe (MK) de Jacob Zuma depuis la réélection du président Cyril Ramaphosa vendredi. Un scrutin que les 58 députés du MK ont boycotté, dénonçant des élections générales qu’ils jugent frauduleuses sans fournir de preuves. Cependant, le boycott a pris fin. Le parti, troisième force politique d’Afrique du Sud, vise maintenant à diriger l’opposition parlementaire contre le gouvernement de coalition que l’ANC forme avec l’Alliance démocratique. Cette coalition est perçue comme l’ennemi numéro un par le parti MK.

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Le parti MK critique vivement la coalition entre l’ANC et l’Alliance démocratique, parti libéral dont la majorité des cadres sont blancs, qualifiant ce partenariat de retour au régime d’apartheid. Cyril Ramaphosa est accusé de collaborer avec cette alliance contre-nature. Nhlamulo Ndhela, porte-parole du parti MK, affirme : « Il y a une alliance contre-nature dirigée par les blancs de l’Alliance démocratique et l’ANC. Il faut la faire s’effondrer avant qu’elle ne prenne pieds. »

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Bien que le parti MK ait boycotté la prestation de serment de ses députés, il prévoit maintenant de s’engager pleinement au Parlement pour affaiblir le gouvernement d’union nationale. Le parti semble adopter une posture plus modérée, rejetant toute forme de violence, mais conserve un vocabulaire combatif. « Cette alliance menée par les Blancs doit s’effondrer avant qu’elle ne prenne pied », a déclaré le porte-parole au nom de Jacob Zuma.

L’ancien président Jacob Zuma a promis de s’adresser bientôt à la nation pour présenter un plan de bataille visant à « reprendre le pays aux ennemis du progrès ». Le porte-parole a insisté : « Il nous reste deux choix : se soumettre ou se battre. » Cette déclaration a été fortement applaudie par les militants présents.

Pour être efficace, l’opposition devra s’allier avec d’autres partis. Le parti des Combattants pour la liberté économique, dirigé par Julius Malema, a déjà exprimé sa proximité avec le MK de Jacob Zuma.