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Kenya/#Rutomustgo : Poussé à la démission, le président William Ruto répond

Rutomustgo

Le nouveau projet de loi des finances du gouvernement William Ruto crée des remous au sein de la société kényane depuis plus de 2 semaines. Le point d’orgue de ces manifestations ayant débouché sur des pertes en vies humaines, le président de ce pays d’Afrique de l’Est est pointé du doigt depuis quelques jours.

Sur les réseaux sociaux le hashtag #Rutomustgo fleurit pour réclamer son départ, mais le dirigeant compte sur les dispositions constitutionnelles pour répondre à cette réclamation particulière.

Un #Rutomustgo légitime, mais pas constitutionnel

Lors d’une conférence de presse tenue au palais présidentiel le dimanche 30 Juin 2024, William Ruto est revenu sur la crise sociale qui secoue le Kenya depuis plusieurs jours. De nombreux sujets ont ainsi été abordés, dont celui de sa démission qui est de plus en plus réclamée à travers le hashtag #Rutomustgo

Le président s’en remet notamment à la constitution qui selon lui, n’oblige pas le pays à organiser des élections dans de telles situations. Comme l’a rapporté le journal kényan The Star, il n’y aurait pas d’élections pour le moment et donc pas de démission en vue. « Il n’existe aucune disposition prévoyant la tenue d’élections. Quoi que nous fassions, nous devons le faire dans le cadre de l’État de droit », a déclaré William Ruto.

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Mais le président trouve également en la poussée du slogan #Rutomustgo, une manifestation de la démocratie. « Tout le monde a droit à son opinion. J’ai un travail à faire. Les citoyens sont libres de s’engager dans le discours qu’ils veulent, mais ce sont les fruits et les signes d’une démocratie », a-t-il déclaré.

19 morts dans les manifestations

Le président William Ruto est revenu par ailleurs sur les évènements regrettables du Mardi 25 juin, ceux ayant causé des pertes en vies humaines. Il a ainsi mentionné 19 morts contrairement aux divers bilans qui étaient avancés par les organisations de défense des droits de l’homme.

« Je n’ai pas de sang sur les mains. 19 personnes sont décédées. C’est très malheureux, en tant que démocratie, cela ne devrait pas faire partie de nos conversations », a affirmé le président visé par le slogan #Rutomustgo. Il répondait alors à la question « Votre excellence, est-ce que vous avez du sang sur vos mains ? », qui était posée par un journaliste.

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Après le retrait du projet de loi à l’origine des protestations, il promet également de nouvelles réductions sur les budgets alloués aux postes administratifs. « Il y aura des réductions sur de nombreux aspects », a-t-il ajouté.