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L’Attiéké ivoirien désormais labellisé par l’OAPI

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L’Attiéké ivoirien est une spécialité typique à ce peuple, même si on la retrouve globalement dans la sous-région ouest-africaine et ailleurs. Des unités de production et d’exportation de ce mets existent en effet dans d’autres pays, mais au vu des nouvelles informations, leurs produits ne pourront plus porter l’appellation Attiéké.

Un label certifié par l’OAPI

L’Attiéké ivoirien bénéficie désormais d’un dispositif de protection supplémentaire décerné par l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI). En effet, l’institution reconnait l’appellation «Attiéké» ou «Atchêkê» comme un label collectif ivoirien.

Cela signifie que seul le couscous de manioc produit en Côte d’ Ivoire pourra être appelé par ces noms. Légalement, les noms «Attiéké» et «Atchêkê» ne devraient donc plus être attribués à la semoule de manioc provenant d’un quelconque autre pays membre de l’OAPI.

« La protection de l’Attiéké est désormais renforcée grâce à son enregistrement en marque collective » lit-on dans le communiqué du Centre d’Information et de Communication Gouvernementale (CICG). L’annonce précise que tout autre produit similaire, mais ne répondant pas au processus de fabrication reconnu par les instances ivoiriennes, sort du cadre de ce label. Attiéké ivoirien

Attiéké ivoirien
Souleymane Diarrassouba, le ministre du Commerce et de l’Industrie de Côte d’Ivoire (photo gauche) recevant officiellement le certificat d’enregistrement en Indication Géographique Protégée (IGP) de l’« Attiéké »

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Le pied de nez de l’Attiéké ivoirien aux usurpateurs

L’Attiéké ivoirien devient alors une exclusivité, mais les producteurs de couscous de manioc des autres pays membres de l’OAPI pourraient en pâtir. Et cette décision fera sans doute plus de malheureux au Burkina Faso, au Bénin, au Togo ou encore le Cameroun. En effet, leurs productions estampillées «Attiéké» ou «Atchêkê» ne pourront plus être exportées dans aucun des pays membres de l’OAPI.

Ce processus de reconnaissance lancé en 2019 pour l’Attiéké ivoirien connait ainsi une belle avancée. Mais avant la reconnaissance de ce plat en Indication géographique protégée (IGP), l’OAPI avait déjà eu à labelliser le café et le pagne baoulé, tous originaires de ce pays de l’Afrique de l’Ouest.

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Source : AfriqueLe360