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Les partis français tentent de former un front anti-extrême droite

Les partis français tentent de former un front anti-extrême droite

Les partis politiques français s’efforcent de construire un front uni pour empêcher le Rassemblement National (RN) de Marine Le Pen d’accéder au gouvernement, après sa victoire historique au premier tour des élections législatives anticipées convoquées par le président Emmanuel Macron. Le RN et ses alliés ont obtenu 33 % des voix lors du tour de dimanche, suivis par un bloc de gauche avec 28 % et l’alliance centriste de Macron avec 22 %.

Bien que les marchés financiers se soient redressés et que le score du RN n’ait pas beaucoup augmenté, cela représente un revers significatif pour Macron, qui avait convoqué ces élections anticipées après la défaite de son parti face au RN lors des élections au Parlement européen le mois dernier.

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Jean-Claude Gaillet, un électeur de Hénin-Beaumont, a exprimé sa satisfaction, estimant qu’un changement était nécessaire. Cependant, d’autres comme Yamina Addou, de la ville voisine d’Oignies, craignent que la montée du RN et sa plateforme nationaliste n’augmentent les tensions dans la société française.

La capacité du RN à former un gouvernement dépendra de la capacité des autres partis à s’unir contre Le Pen. Macron et ses principaux conseillers ont élaboré une stratégie électorale lors d’une réunion à l’Élysée, tandis que les dirigeants de l’alliance de gauche Nouveau Front populaire et de l’alliance centriste de Macron ont annoncé leur intention de retirer leurs candidats dans certaines circonscriptions pour vaincre les candidats du RN au second tour.

Il n’est pas clair si un tel pacte s’appliquerait aux candidats de l’extrême gauche LFI de Jean-Luc Mélenchon, un membre controversé de l’alliance Nouveau Front populaire. Le ministre des Finances Bruno Le Maire, allié de Macron, a exclu de demander aux électeurs de voter pour un candidat LFI, qualifiant la LFI de « danger pour la nation ». En revanche, Marine Tondelier, responsable des Verts, a critiqué cette position, la qualifiant de « lâche et privilégiée ».

Les succès du RN ont été salués par des groupes nationalistes et d’extrême droite à travers l’Europe, tandis que le Premier ministre socialiste espagnol Pedro Sanchez a exprimé l’espoir que les partis de gauche pourraient encore bloquer une victoire du RN.

L’analyste d’Ipsos, Mathieu Gallard, a souligné l’incertitude quant aux résultats finaux, avec un potentiel triomphal pour 306 des 577 sièges à l’Assemblée nationale française. Un gouvernement dirigé par le RN soulèverait des questions sur la direction de l’Union européenne et la politique intérieure de la France. L’alternative pourrait être un Parlement sans majorité, rendant la France ingouvernable pour le reste de la présidence de Macron jusqu’en 2027.

Les partis politiques français doivent maintenant travailler ensemble pour tenter de contrer la montée du RN et assurer la stabilité politique du pays.