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Le Niger réintègre le gisement d’Uranium d’imouraren dans le domaine public

Le Niger réintègre le gisement d'Uranium d'imouraren dans le domaine public

 

Les autorités nigériennes ont annoncé lundi soir que le gisement d’uranium d’Imouraren revient désormais dans le domaine public de l’État, mettant fin au permis d’exploitation accordé à la société française Orano (ex-Areva). Cette décision fait suite à l’adoption d’un projet de décret en conseil des ministres retirant le permis d’exploitation de la société Imouraren SA, filiale d’Orano.

Initialement accordé en janvier 2009 pour une grande exploitation d’uranium, le permis d’Imouraren devait initier la production en 2012. Cependant, suite à la chute des prix de l’uranium survenue après l’accident nucléaire de Fukushima en 2011, les opérations ont été gelées malgré des tentatives récentes de reprise par Orano, qui avait entamé des travaux préparatoires en juin.

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Le gouvernement nigérien a justifié cette révocation en affirmant que malgré les extensions de délai accordées, Orano n’avait jamais respecté ses engagements. Deux mises en demeure avaient été adressées à la société française en février 2022 et mars 2024 par le ministère des Mines, restées sans réponse satisfaisante.

Depuis le coup d’État de juillet 2023 qui a instauré un régime militaire à Niamey, la question de la souveraineté nationale sur les ressources naturelles est devenue une priorité. Le gouvernement actuel a exprimé à plusieurs reprises son intention de réviser les conditions d’exploitation des matières premières par des entreprises étrangères sur le territoire nigérien.

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Orano, bien qu’ayant pris acte de la décision du Niger, a exprimé sa volonté de maintenir le dialogue avec les autorités tout en réservant son droit de contester juridiquement cette décision. Le Niger, qui représente environ un quart de l’approvisionnement en uranium naturel des centrales nucléaires européennes, occupe ainsi une position stratégique dans le marché mondial de l’uranium, malgré sa production significativement inférieure à celle du Kazakhstan.

Cette décision marque un tournant dans la politique d’exploitation des ressources naturelles du Niger, soulignant une volonté renforcée de contrôle national et de bénéfices plus équitables tirés de ses richesses minières. L’avenir de la gestion d’Imouraren et d’autres gisements clés sera surveillé de près, influençant potentiellement les relations économiques internationales du pays dans les années à venir.