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Immigration clandestine : La traversée du Sahara serait plus meurtrière que celle de la Méditerranée

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Malgré tous les risques que l’immigration clandestine comporte, elle attire toujours de nombreux africains à la recherche d’une vie meilleure. Beaucoup périssent malheureusement dans ce périple, mais l’attention des médias porte souvent plus sur les naufrages des embarcations de fortune dans la Méditerranée. Et pourtant, la traversée du Sahara serait tout aussi meurtrière et même plus selon l’ONU.

Une zone rouge pour l’immigration clandestine

Durant les 6 premiers mois de l’année 2024, le bilan des migrants morts ou portés disparus en méditerranée, en essayant de rallier l’Europe, serait d’environ 1000. Précisons qu’il y aurait eu plus de 72 000 candidats pour les différentes traversées. Mais le chemin qui mène jusqu’à l’embarcation serait encore plus périlleux, notamment dans le désert du Sahara où les scènes d’horreur sont devenues la normalité.

L’ONU s’est penchée récemment sur le phénomène de l’immigration clandestine et a interrogé 30 000 migrants et réfugiés sur les conditions de leur traversée. 20 % s’accordent à dire que les routes du Sahara sont plus meurtrières, alors que ce pourcentage n’était que de 2 % il y a quatre ans.

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Dans le rapport, Vincent Cochetel, responsable au Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR) fait d’ailleurs un récit des scènes effroyables qui s’y déroulent. « Ou bien les passeurs se débarrassent des migrants, ou bien, ils tombent des camions pendant le trajet – et ils ne les attendent pas », explique-t-il

« Parfois aussi quand ils sont malades, les passeurs les abandonnent dans le désert. Tous ceux qui ont traversé le Sahara connaissent quelqu’un qui est mort là-bas. C’est différent à Lampedusa où moins de migrants disent avoir vu quelqu’un mourir en mer », ajoute-t-il.

Des crimes plus odieux s’y produisent

Dans le Sahara, la violence ne s’arrête pas qu’aux traitements inhumains, car les migrants témoignent également de faits de violences physiques et sexuelles. Les enlèvements, seraient aussi monnaie courante et des réseaux de trafic d’organes sévissent dans la zone.

Autant d’atrocités, mais qui ne découragent pas pour autant ces migrants qui viennent pour la plupart d’Afrique Subsaharienne. Fuyant la crise économique, l’inflation ou l’instabilité politique, ils sont prêts à braver toutes les difficultés et même les plus inimaginables.

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Cependant, le rapport de l’ONU précise que l’Europe n’est pas toujours l’objectif des aventuriers qui font le choix de l’immigration clandestine. Arrivés en Afrique du Nord, la majorité d’entre eux ne prend pas le large et plus de 60 % des migrants interrogés en Libye affirment être arrivés au bout de leur voyage.